Lien pratique avec le terrain : Comment optimiser ma fertilisation azotée sur prairie pour ne pas pénaliser les cultures ?

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9/5/2022
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L'optimisation de la nutrition des cultures est un des principaux leviers sur lesquels nous travaillons avec les membres d'AgroLeague.

Dans ce module dédié aux systèmes de polyculture élevage, Étienne Gautier, agronome chez AgroLeague passionné par les systèmes d'élevage, partage des éléments de réflexion sur la destruction de la prairie et sur la fertilisation de la céréale à implanter afin d'éviter les pertes de rendements potentielles liées au déficit azoté.

Les prairies sont des cultures très consommatrices en éléments minéraux (N,K,Ca). Les indicateurs de quantité et de qualité (T MS/ha, UF/ha, MAT/ha, fibres/ha, sucres/ha) des fourrages issus de prairies ne sont au rendez-vous que lorsque les besoins de la prairie sont comblés.

Une prairie de fauche multi-espèces à 8 T MS/ha demande environ 200 U N afin de garder une productivité tous le long du cycle de la prairie. Il est donc important de compenser ces besoins afin de ne pas laisser un déficit qui pourrait pénaliser les cultures suivantes.

Cela peut expliquer notamment que la culture d'automne implantée derrière une prairie de fauche de 4-5 ans n'atteigne pas les objectifs de rendement attendus la première année et qu'il faille attendre 2 ans pour profiter au maximum de la minéralisation de l'arrière effet de la prairie. Ceci s'explique par le déficit crée par les exportations des prairies temporaires très productives.

Afin d'anticiper et de profiter au mieux de cette arrière effet prairie, il est recommandé de maximiser les apports de fumier frais à l'automne et de lisier printemps sur prairies car elles valorisent mieux ces apports organiques que les céréales d'automne.

Enfin, il est plus judicieux d'effectuer une destruction au printemps car les quantités d'azote disponibles à l'année N et N+1 sont plus importantes que pour une destruction d'automne. Ceci s'explique en partie par la matière organique mise en réserve durant la période hivernale.

3 points clé à retenir

- Point 1 : les prairies de fauches sont grosses exportatrices d'azote (besoin de compenser environ 460 U N sur 4 ans).

- Point 2 : Les apports organiques sont à privilégier sur prairie (meilleure valorisation que sur céréales) : fumier frais à l'automne et lisier au printemps. Grâce à un apport de fumier à l'automne et de lisier au printemps , le déficit azotée est presque nul sur une prairie de 4 ans avec un apport tous les ans de 40-50 U N minéral.

- Point 3 : Préférer une destruction de printemps ou un semis d'automne avec un couvert restitué au printemps.

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