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Vincent

Aisne

"J’ai fait un B.T.S en technologie végétale, puis je me suis installé en 2004 sur la ferme des parents qui était en polyculture et élevage allaitant, essentiellement charolais. J’ai continué l’élevage, je l’ai amélioré, et je me suis vite rendu compte que c’était devenu une spirale infernale. Le prix de la viande n’était pas là, donc j’ai tout stoppé en 2017 pour me consacrer au végétal, qui me fascine. Ma passion, c’est l’agronomie, le végétal. Depuis tout petit, je suis attiré par la terre, par son odeur.

J’ai consacré 12 ans de ma carrière à l’élevage; du coup, je n’ai pas pu me consacrer à la production végétale comme je l’aurais voulu. C’est mon grand regret. Et j’étais déjà dans une sorte de malaise car j’avais fait le tour du métier; tout était devenu systématique. Je voulais aussi me débarrasser des phytos. J’ai regardé le bio, j’ai fait des recherches. Et puis je suis tombé sur une vidéo de Konrad Schreiber qui m’a fait voir une autre agriculture. On ne nous a pas appris les bonnes choses à l’école, on nous a formaté. J’ai donc découvert l’ACS et je suis tombé amoureux de ce système là.

Je suis dans un système céréalier avec betterave; blé, orge d’hiver, féverole d’hiver et colza. Les sols sont toujours couverts et je fais aussi des essais de couverts permanents. J’essaye de tester des petits trucs pour me faire avancer. Même en betterave, cette année, j’ai testé un couvert relais avec orge de printemps pour avoir effet absorbant et pomper l’humidité au printemps. Les racines fasciculées vont préparer la structure du lit de semence pour semer en direct.  

Quand on se lance dans l’ACS, on est tout seul. Il a fallu que je trouve des contacts mais il fallait vérifier que ces contacts étaient sûrs. Et un jour, j’ai trouvé AgroLeague. J’appuie sur l’accélérateur maintenant. On se rend compte qu’AgroLeague met les moyens en face avec des gens qui comprennent le terrain. Ça nous conforte, on n’est pas seul;  l’échange avec les autres membres est aussi énorme. Il n’y a pas de jugement, quelque soit le niveau qu’on a. Les gens sont là, répondent, certains t’encouragent. C’est un super réseau.

Pour moi, c’est comme une renaissance. J’ai réappris les fondamentaux de l’agronomie. C’est comme si je me retrouvais à l’école tout en étant sur le terrain. C’est ça qui est passionnant. On avance, on voit si ça marche ou pas. Je ne sais jamais à l’avance si ça va marcher. Ça met du piment dans mon boulot. C’est plus vivant qu’avant. Je veux rattraper le temps et avancer vite. Je sais que j’ai tellement de chose à faire, à découvrir, à mettre en place sur la ferme, c’est ça qui me fait avancer. Actuellement, je m’intéresse aux TCO et je commence à m’équiper pour démarrer prochainement.

Au travers de ce système-là, je veux montrer qu’il y a une alternative qui existe au système conventionnel et que ça marche. Sans passer au bio, on peut produire de manière très propre. Et Il faut savoir aussi communiquer avec le grand public. Certaines personnes s’arrêtent pour me parler quand je suis dans mes champs et elles sont très réceptives. Il y a un manque de communication énorme pour expliquer. L’ACS est vue comme un frein alors qu’elle offre d’immenses vertus pour la planète."

Vincent, installé dans l’Aisne

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