Lien pratique avec le terrain - Pyrales du mais

9/5/2022
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Face à ces ravageurs, quelles sont les solutions recommandées ?

Quatre principales solutions pour lutter contre les pyrales du maïs

Le broyage des résidus

- Le broyage des résidus aussitôt la récolte passée permet de limiter le potentiel infectieux de la parcelle.

- Cette opération permet de détruire mécaniquement les larves et de les exposer aux éléments naturels (gel, humidité) ainsi qu'à leurs prédateurs et micro-organismes pathogènes.

- Point de vigilance : le broyage de la batteuse n'est pas nécessairement le plus efficace. Le broyage s’envisage plutôt au ras du sol car au moment de la récolte pour détruire les larves qui ont commencé à descendre.

Le sucre

- Ces insectes sont sensibles à la teneur en sucre dans la sève : ils ne supportent pas une concentration élevée.

- Un apport de mélasse ou saccharose couplé à un insecticide peut être préconisé comme levier pour limiter l’attaque de ces insectes.

- Des essais ont été concluants chez des membres AgroLeague avec des applications de 1 L/ha de mélasse à 4-5 feuilles du maïs. L’avantage de cette opération est son coût : environ 0,02 €/ha.

Un moyen de lutte biologique : les trichogrammes

- Ces petits hyménoptères parasitent les oeufs de pyrale uniquement, inefficace sur les sésamies.

- Peuvent être envisagés 25 diffuseurs/ha tous les 20 mètres et tous les 25 rangs.

- Il existe également la possibilité d’effectuer cette opération par drone.

Les chauves-souris

- Une étude sur la pyrale a montré une baisse significative du nombre de pyrale.

- Cet auxiliaire peut consommer beaucoup de lépidoptères nocturnes (dont font partie la pyrale et la sésamie).

- Sur le riz, le chiffrage du service écosystémique tourne autour de 25 €/ha. En revanche, un maillage du territoire assez fort est nécessaire avec présence de bosquets.

- Il existe également  la possibilité de favoriser les populations de chauves-souris avec des "nichoirs" (voir ici l'étude sur les chauves-souris).

Bonus : les techniques utilisées à l'étranger ou non-autorisées en France

- Champignons entomopathogènes : Beauveria bassiana (homologué au Québec).

- Maïs OGM "BT" : maïs qui produisent une toxine qui vient de la bactérie (Bacilus Thuringiensis).

- Stratégie de Push/Pull avec l'herbe à éléphant et le Desmodium

- travaux_et_innovations_231_2016_p37-40 (1).pdf

La période la plus efficace pour appliquer des insecticides

Pour assurer une efficacité, le positionnement des insecticides est la clé de la réussite :

La plupart des insecticides non-sélectifs ont une action uniquement larvicide. C'est pour cette raison qu'il est important de viser le pic de vol : 50% de l'émergence des adultes + 10 à 15 jours (moment où le maximum d'individus seront au stade « baladeur »).

Positionnement des insecticides :

- Non sélectifs des autres insectes présents : Karate Zeon, Decis (pyréthrinoïdes).

- Sélectif (en partie) des autres insectes présents : Coragen (chlorantraniliprole). L'action est également ovicide. Son positionnement est donc plus souple, mais il reste plus efficace s'il est appliqué au stade baladeur des larves.

Le coût de ces solutions :

- Broyage : entre 7 et 14 €/ha selon le type d'outil utilisé.

- Sucre : environ 0,02 €/ha.

- Insecticides non sélectifs : 25 €/ha (épandage compris).

- Coragen : 40 à 50 €/ha (épandage compris)

- Trichogrammes : 38 à 45 €/ha.

3 points clés à retenir :

✅ Le pic de vol est atteint lorsque 50% des larves ont émergé.

✅ Les pertes occasionnées sont d’environ 7% pour une infestation de 1 larve/pied.

✅ Pour une bonne efficacité de lutte, la gestion se fait préférentiellement sur la première génération (prophylaxie et lutte curative).

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