Réfléchir le couvert végétal d'hiver avant maïs

Les couverts longs ou couverts hivernaux précèdent une culture de printemps dans la rotation.En plus de protéger, nourrir et structurer le sol pendant l’interculture, l’implantation d’un couvert d’hiver permet de capitaliser sur le recyclage et la restitution des éléments nutritifs pour le maïs à venir.

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Les couverts longs ou couverts hivernaux précèdent une culture de printemps dans la rotation.

En plus de protéger, nourrir et structurer le sol pendant l’interculture, l’implantation d’un couvert d’hiver permet de capitaliser sur le recyclage et la restitution des éléments nutritifs pour le maïs à venir.

Pour obtenir un couvert végétal performant et profiter au maximum de ses bénéfices, il est important d’avoir une stratégie adaptée concernant le choix du mélange, son implantation et sa gestion avant le semis du futur maïs.

Crédit : Fabien Paris

1 - Opter pour un mélange à dominante de légumineuses accompagnées de graminées et de “petites graines”

Le maïs est une culture qui a besoin d’une certaine température du sol en sortie d’hiver pour bénéficier d’une bonne levée. Éviter d’avoir un matelas trop pailleux permet de favoriser le réchauffement du sol. Ce paramètre est particulièrement important dans les secteurs centre/nord de la France.

Devant un maïs, mieux vaut donc privilégier un mélange composé d’une majorité de légumineuses, accompagnée de graminées en plus faible proportion et de “petites graines” pour maximiser la densité de la couverture végétale. L’idée est de partir sur un mélange de 4 à 5 espèces avec environ 30 kg/ha de graminées et de légumineuses dont au moins 60% de légumineuses, auxquels rajouter 2 à 3 kg/ha de “petites graines”par exemple:

Pour obtenir un couvert d’hiver performant, il est important de ne pas négliger les doses : viser au moins 280 à 300 pieds/m2 levés pour avoir une réelle compétition qui s'installe entre les espèces mais surtout vis-à-vis des adventices. De plus, un couvert très dense valorise mieux la minéralisation du sol. En effet, un couvert végétal suffisamment développé piège le CO2 issu du processus naturel de minéralisation sous sa canopée où sa concentration augmente ponctuellement, au bénéfice de la productivité des plantes.

Exemple de composition pour un couvert d’hiver avant maïs :

  • Féveroles : 15 kg/ha ;
  • Vesce velue, pois fourrager ou lupin : 7 kg/ha ;
  • Seigle, avoine ou triticale : 12 kg/ha ;
  • Petites graines (phacélie, lin ou trèfles) : 2-3 kg/ha.

2 - Réfléchir la date d’implantation en fonction du précédent cultural et des conditions locales

Après une céréale d’hiver, le couvert hivernal est à implanter entre le 15 août et le 15 septembre, selon les conditions pédo-climatiques locales. Cela permet de bénéficier d'une couverture végétale nécessaire avant l'hiver et une reprise active en sortie hiver.

Un semis de couvert relai peut être pertinent pour obtenir un maximum de densité et bénéficier au mieux des externalités positives du couvert. Son implantation peut être réalisée en direct dans un couvert d'été. Dans ce cas, viser une date de semis le plus tôt possible en aout pour qu’il ait le temps de produire de la biomasse avant le semis du couvert relai.

Pour les couverts hivernaux implantés après tournesol, maïs ensilage ou maïs grain, les semis sont plus tardifs. Dans ce cas, nous recommandons d’augmenter la densité de semis pour pallier aux pertes : viser au minimum 350 pieds/m2 levés.

Crédit : Jean-Michel Moureu

3 - Envisager une destruction précoce pour que le couvert ne se transforme pas en inconvénient

Plus le couvert est développé, plus il fixe d’azote, mais plus il pompe d'eau dans la réserve utile du sol au détriment du maïs. Il y a donc un équilibre à trouver en fonction du stade de développement du couvert, des conditions climatiques de l'année et du type de sol. En conditions limitantes, la destruction précoce permet de préserver l’humidité résiduelle du profil de sol.

Il est également important de garder en tête que les éléments nutritifs contenus dans le couvert (dont l’azote) ne seront restitués au maïs qu'après le début de la minéralisation, donc après sa destruction. Par exemple, pour une destruction au 15 mars, environ 30% de l'azote de la féverole sera disponible pour le maïs au 1er juin. Plus la date de destruction est tardive, plus ce pourcentage va diminuer.

La destruction (chimique ou mécanique) s’effectue donc préférentiellement entre un mois et un mois et demi avant le semis du maïs, en fonction de la réserve utile de la parcelle et des conditions.

Concernant le mode de gestion du couvert avant implantation d’une culture de printemps, un module technique AgroLeague est disponible sur ce lien.

Crédit : Bastien Lamothe

Si tu te poses d’ores et déjà des questions sur la composition du couvert végétal à implanter et sur sa gestion avant les semis des futurs maïs, inscris-toi pour échanger avec l’animateur de ton secteur !

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