Témoignage de Rémy, qui s'est lancé en semis direct avec AgroLeague

travailler avec AgroLeague m’aide sur la stratégie : on décide ensemble pour obtenir des meilleurs résultats. […] AgroLeague, ça permet aussi de se créer un réseau.

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À l’école, on a été formaté pour travailler son sol

« J’ai fait un BTS génie des équipements agricoles. Puis j’ai travaillé pendant dix ans dans des travaux agricoles, combinés à de nombreux stages. En 2012, j’ai décidé de prendre du terrain, et de m’installer sur une ferme pour faire du maïs. Deux ans plus tard, en 2014, j’ai pris des poulets, label rouge. Aujourd’hui, j’ai une celle de stockage pour le maïs et je vends environ 600 poulets par mois en vente direct.

À l’école, on a été formaté à travailler son sol : alors il fallait tout déconstruire. Avec AgroLeague, on en apprend tous les jours, on redécouvre le sol, l’intérêt de la vie biologique, et j’en passe. C’est vrai qu’on n’a pas été formaté à trouver des solutions alternatives, j’ai fait ce travail tout seul et j’en suis fier, mon premier essai de semis direct a été une vraie réussite!  Si je peux donner un conseil aux agris qui veulent se lancer, c’est d’y aller par étapes:  ce n’est pas évident de passer du tout au rien.

Il y a deux ans, en 2020, je me suis blessé, j’ai pas eu de bol. Pendant mon arrêt de travail, j’ai découvert AgroLeague grâce à des vidéos YouTube et des publications sur Facebook. Ce qui m’a intéressé a été le suivi technique et le point de vue agronomique : j’ai pas hésité une seconde, j’ai pris contact directement. J’étais adhérent d’autres groupes mais ils ne m’aidaient par ces sujets-là, c’était plutôt orienté vers la vente de produits. Alors que ce que je recherchais, moi, c’était un point de vue externe non orienté, et un appui technique pour la prise de décision sur ma ferme.

Le sol, il faut le protéger !

Ça fait déjà plusieurs années que je fais des couverts, et je les ai développés avec la League. En agriculture, le contexte pédoclimatique est très important: l’année dernière, on a pu lancer les cultures avec un sol réchauffé et assez d’eau, mais cette année c’était tout l’inverse, donc ce n’était pas évident. Et puis je suis tout seul sur ma ferme, donc le droit à l’erreur est à zéro.

Avec AgroLeague, je me suis lancé en semis direct : j’ai testé le soja, mais aussi le maïs. Ce que j’envisage, c’est de continuer à faire des essais sur ma ferme : notamment avec le soja et l’implantation des gros couverts. On verra ce que ça va donner par la suite, je reste optimiste.

Objectif : faire évoluer ses techniques sur la ferme

Avec Bastien (agronome AgroLeague), on échange beaucoup sur les sujets techniques, que ce soit à travers les questions dans l’application ou les échanges Slack et en parallèle, on se voit 3-4 fois par an. On a une très belle relation, j’achète même directement mes semences chez lui. Par-dessus la technique, travailler avec AgroLeague m’aide sur la stratégie : on décide ensemble pour obtenir des meilleurs résultats.

L’intérêt de l’intelligence collective c’est aussi de profiter de meilleurs conseils : l’année dernière je voulais semer du soja en direct, et Bastien me l’a déconseillé, et il a bien fait ! Mon couvert, je l’avais semé, mais avec l’humidité ça ne l’aurait pas fait. C’est dans ces moments de doute qu’on se rend compte de la chance que l’on a.

Quand le moment s’y prête, je jette un œil à ce qui se passe sur Slack, je suis d’ailleurs en pleine réflexion sur les semoirs. Dès qu’il pleut, je navigue un peu et consulte les retours d’autres membres. Tu t’aperçois de l’avantage du groupe quand tu cherches de la féverole, que tu en trouves chez un autre membre assez facilement, grâce au canal #league-market sur Slack. Au final, AgroLeague, ça permet aussi de se créer un réseau.

Et puis ce qui est bien avec l’application AgroLeague, elle, c’est que l’information est archivée, on retrouve les anciennes questions, les prises de décisions, et ça permet de pouvoir reprendre des recommandations. Combiné aux échanges avec Bastien directement, j’y trouve mon comble.

Les analyses AgroLeague, permettent de voir d’où on vient et vers où on va. On se rend compte qu’on est aidé! Je vais en refaire l’année prochaine, c’est certain!

Les tours de plaine, j’aime bien ça: les échanges avec la communauté sont super intéressants. Le déplacement est vite rentable, on se déplace pour le partage de connaissances, mais aussi pour les moments de convivialités. On rencontre d’autres agriculteurs dans la démarche, plus ou moins avancé, et c’est super rassurant. Les retours de la communauté sont très utiles : on apprend des échecs et réussites des autres. L’an dernier on a filmé un tour de plaine chez moi, c’était super sympa !

Un dernier mot ?

Malheureusement, il y a aussi les effets du réchauffement climatique qui se ressentent, alors, il faut se bouger, et trouver des solutions alternatives! On a parfois des stéréotypes sur les agriculteurs, mais en réalité, l’agriculture, ce n’est pas seulement faire de l’argent. C’est aussi travailler pour nourrir des familles, on l’oublie souvent. Alors on fait de notre mieux, chaque jour, pour que les français puissent manger local, et pour protéger nos terres.

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