Pour les semis de printemps, est-ce qu'un travail du sol superficiel permet de sécuriser la levée ?

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Les semis de printemps est-il important de travailler le sol en surface sécuriser la levée ?

Les cultures de printemps sont des cultures à cycle court qui ont besoin d'avoir une croissance rapide. Il faut donc que le sol soit suffisamment réchauffé pour assurer un démarrage rapide de la culture mais aussi pour permettre une bonne activité biologique synonyme de libération des éléments nutritifs.

Au printemps, le sol est froid après les mois d'hiver et le réchauffement est plus lent du fait de l'inertie du sol. En semis direct, ce phénomène est accentué et le sol peut avoir 2°C à 3°C de moins qu'un sol travaillé.

Travail superficiel : quel impact ? 

"Gratouiller le sol" va contribuer à réchauffer le sol et accélérer la minéralisation. Il permet donc effectivement un démarrage plus rapide des cultures de printemps. Il a également un autre intérêt, à savoir, niveler le sol de temps en temps dans la rotation et d’aider à limiter les trous de sangliers et campagnols. Un travail sur 5 cm assurera tous ces objectifs sans abîmer la structure en profondeur qui a été travaillée durant l'hiver par les vers de terre et le couvert.

Comment éviter de travailler le sol ?

Néanmoins, il n'est pas toujours indispensable et plusieurs facteurs peuvent contribuer à diminuer son importance :

  • Des semis tardifs (1 à 2 semaines en moyenne après les semis classiques dans la région) peuvent suffire à récupérer les quelques degrés nécessaires. Attention, ce décalage de semis n’est pas sans risque par rapport au risque de stress hydrique en fin de cycle. Il faut cependant le relativiser : une différence de 2 semaines de la date de semis ne se traduit que par quelques jours à la date de floraison pour une orge par exemple. Pour autant, ces quelques jours peuvent faire la différence. On pourrait adapter la précocité des variétés implantées pour pallier cela.

  • La localisation d’engrais proche de la plante à base de NP (voire NPS) permet d’apporter précocement à la plante une partie des unités qui auraient pu être fournies par la minéralisation provoquée par le travail du sol.

  • Choisir des espèces à implanter plus tard : les espèces de printemps (orge de printemps, féveroles, pois...) sont semées tôt sur un sol très froid. Le travail est souvent recommandé. Les espèces d’été, tournesol dans ton cas, sont semées plus tard et peuvent en avoir moins besoin. Enfin, sur des méteils d'été ou des semis de sorgho fin mai, le sol s'est suffisamment réchauffé et cet aspect minéralisation devient moins important.

  • Le choix du couvert peut aussi influencer le réchauffement du sol. Féveroles et phacélie, par exemple, ont une paille sombre qui permet de mieux valoriser le rayonnement lumineux. Ça permet d'aller chercher 1 ou 2°C sur le sol.

Comment gérer l’enherbement ?

Enfin, le choix de ce travail peut être influencé par les problématiques de salissement sur l’exploitation. Il sera aussi déterminé par la structure du sol qui dépendra de la réussite du couvert. Si l’enherbement n’est pas toujours maitrisé dans la parcelle en question, et si la structure le permet grâce au travail du couvert, mieux vaut décaler la date de semis et semer en direct pour limiter les levées (de graminées notamment).

Beaucoup de facteurs entrent en jeu et nécessitent d'être discutés ensemble selon les cultures, les variétés, l'état des couverts et des sols avant semis.

Pas de réponse absolue, que du cas par cas !

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