Alban Lutigner

AgroLeague
Ceux qui cultivent
9/5/2022
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Alban LutignerAlban Lutigner

« Depuis tout petit je baigne dans l’agriculture de par mon oncle qui était agriculteur. Et je suis un passionné ! Mon optique : viser l’optimum économique, protéger le sol et stocker du carbone.

Objectif réduction du travail du sol et de la chimie 

J’ai fait un bac STAV-TSP (sciences et techniques de l’agronomie et du vivant - techniques des systèmes de production) puis un BTS ACSE (analyse, conduite et stratégie de l'entreprise agricole) que j’ai terminé en 2009. 

J’ai ensuite travaillé sur l’exploitation de mon oncle, située à l’Ouest du département de la Nièvre (58). Il était alors en labour une année sur trois et tendait vers les TCS (techniques culturales simplifiées). Dès lors, nous avons réduit le labour progressivement sur toute la surface.

En 2014, j’ai eu l’occasion de m’installer en reprenant une ferme voisine de 190 ha. Ma SAU était menée conjointement aux 207 ha de mon oncle. Nous nous sommes finalement associés en 2017. Cette année là marque également le début du strip till pour le maïs, colza et tournesol. 

Je suis très soucieux de mon impact sur l’environnement. Je sentais en moi cette envie d’avancer en étant moins dépendant des intrants chimiques. Mon approche c’est de placer l’agronomie au centre du système pour comprendre et éviter de résoudre systématiquement les problématiques avec des produits. Sans la partie protection de l’environnement, je n’aurais pas continué le métier d’agriculteur. 


La transition vers le semis direct démarre en 2018 avec l’achat d’un semoir à disques

Je me renseignais beaucoup sur l’agriculture de conservation, en suivant notamment de près les travaux de Frédéric Thomas. Je l’avais toujours dans un coin de la tête. Nous avons finalement passé le pas du semis direct sous couverts végétaux en 2018 pour les cultures d’hiver.

Au niveau du semoir pour le semis direct, nous avons investi dans un WEAVING en 6 mètres. Ce semoir m’intéressait pour le compromis qu’il offrait en termes de vitesse d’avancement, de non-perturbation du sol et de simplicité de l’outil. 

Le système de double disques inclinés permet d’obtenir une bonne qualité de semis dans des couverts végétaux à une vitesse de 8-9 km/h sans perturber le sol. Pour obtenir la même qualité de semis avec semoir Horsch ou un Sky Easy drill par exemple, il faudrait semer à une vitesse de 5-6 km/h. C’est donc un avantage pour une ferme comme la nôtre avec une surface de près de 400 ha. Nous en sommes satisfait. 

Nous avons investi également dans un semoir à dents d’occasion : un Horsh CO8 de 1999. Le semoir à disques sert donc pour les semis d’automne et le semoir à dents pour les semis de couverts d’été. 

La rotation n’a pas connu de grande modification depuis le passage en semis direct. Nous cultivons du maïs, tournesol, avoine, blé, orge de printemps et d’hiver, du chanvre graines et depuis peu du chanvre CBD. Ma compagne s’est installée sur la ferme lors du départ à la retraite de mon oncle en 2021 et c’est elle qui gère la partie chanvre. 

Au niveau des couverts végétaux avant implantation d’une culture d’hiver, ils sont composés de légumineuses à 80-90% (pois, féverole, vesce, trèfle, gesse) et radis, moutarde, phacélie pour les 10-20% restants. Avant maïs ou tournesol, les couverts sont composés de féverole avec une petite part d’avoine ou de seigle.  

Des résultats dans l’ensemble satisfaisants 

Aucune différence n’a été observé niveau rendement, nous sommes même légèrement meilleurs qu’avant. Nous avons moins de charges liées au carburant. Désormais, pour une céréale d’hiver semée en direct, nous consommons environs 45 L/ha de carburant du semis à la moisson.  

Au niveau des produits phytosanitaires, les charges n’ont pas bougé si ce n’est un léger plus pour le post désherbage lié à la destruction chimique des couverts végétaux. Nous ne traitons pas systématiquement nos parcelles contre les graminées et les dicotylédones. Nous essayons de régler au maximum les problématiques par l’agronomie et l’approche bio-indication. 

Au global, la pluvalue économique pour nous est non-négligeable. 


AgroLeague correspond à ma vision de l’agriculture

AgroLeague nous permet d’avoir des agronomes compétents et dans le même état d’esprit de nous : rechercher l’optimum économique sur la ferme tout en protégeant l’environnement.

Chez AgroLeague, agronomes et paysans sont dans la même dynamique. L’échange est plus facile et on avance 2 à 3 fois plus vite que si on était seul.

Dans notre secteur, on est moins de 5% à ne plus utiliser la charrue, ça reste très marginal. Les tours de plaine avec AgroLeague nous permettent de rencontrer des paysans comme nous : des gens qui essayent des choses sur leur ferme et qui ont envie de partager.

Étienne Gautier (l’agronome référent sur mon secteur) est vachement bien : ça se passe super bien avec lui et c’est toujours intéressant ! Ses conseils sont pertinents et vont toujours dans le sens de notre autonomie. C’est exactement ce qu’on cherche.

Selon moi, l’avenir de l’agriculture passe par une recherche d’autonomie maximale sur chaque exploitation : couvrir un maximum le sol avec des légumineuses, réduire le travail du sol, optimiser la nutrition des plantes, réduire les fongicides et insecticides. Le support c’est la base : il est sous nos pieds et il faut en être respectueux.

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