Retour d'expérience de Baptiste, membre de la première heure

Si je peux dire quelque chose : c’est qu’avec AgroLeague, on ne s’est pas planté. Le groupe me permet vraiment de limiter les erreurs.

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J’ai un BTCS ACSE et une licence en agriculture raisonnée. Je suis la 5e génération sur la ferme. C’est une affaire de famille, mon père a installé le premier poulailler en 1999 sur la ferme. Il a commencé les céréales en même temps : il mettait en place toutes les productions qui pouvaient être rentables : légumes de plein champs et céréales.

Mon installation : développement de l’élevage et arrêt du labour

Mon arrivée sur la ferme a été en 2012, en même temps que l’arrivée du second poulailler. J’ai travaillé en parallèle dans l’expérimentation : j’allais semer avec les agriculteurs, on faisait le suivi, la notation, le comptage et la récolte, et enfin la pesée.

Je me suis aussi intéressé à la mise en place d’une énergie plus verte et moins cher pour chauffer le poulailler. En 2016, on a arrêté le labour sur la ferme.

En 2018, on a mis en place cette chaufferie en biomasse sur l’élevage, on brûle le miscanthus et ça devient l’élément pour chauffer le poulailler.

J’ai aussi agrandi la partie élevage de la ferme : on est passé de 2 à 4 poulaillers.

Actuellement, l’atelier de céréales a une surface de 50 ha : il est composé de cultures de colza, de soja, de tournesol, blé dur, blé tendre, maïs, sorgho et luzerne. Il représente 10% du chiffre d’affaires. Nous sommes aussi double actifs : mon père et moi faisons de la prestation de service pour une entreprise qui fait de l’embouteillage pour les jus de fruits. Cette prestation permet d’avoir un salaire fixe et de sécuriser nos finances. Ça a été un élément fort pour que je puisse me lancer dans le semis direct. La surface de cultures était minime, et l’enjeu financier moindre : alors j’étais plus rassuré dans ma démarche; la prise de risque était beaucoup moins importante.

Sécheresse, adventices, “tout n’est pas toujours rose dans l’agriculture”

À cause de la sécheresse de l’été dernier on a obtenu des rendements catastrophiques. On a aussi eu pas de bol, on est tombé en panne sur notre matériel d’irrigation. Alors que l’année dernière, pour vous donner une idée, on a eu 119 q/ha en maïs et sans arroser. C’est en partie parce qu’on a des terres proches des rivières : les plantes exploitent un volume de terre pour ne pas manquer d’eau.Évidemment, tout n’est pas toujours rose dans l’agriculture. On a aussi une grosse problématique de graminées: mais j’en ai parlé avec Matthieu Perraudin (agronome de la League) il m’aide beaucoup sur ces sujets !

On a acheté un semoir à semis direct, on va enfin arrêter de gratter la terre :)  Ça sera donc pour semer les cultures le printemps en 2023.

Un autre changement majeur sur la ferme va se faire avec l’arrivée de mon frère qui va me remplacer sur la gestion des poulaillers. Je serai donc en charge uniquement de l’atelier de céréales : je pourrais davantage me concentrer sur les cultures et nous ne pourrions que nous améliorer :)

Ma conversion en ACS et ma rencontre avec AgroLeague

Jean-Christophe Girondin Pompière, co-fondateur d’AgroLeague, m’avait appelé au tout début de la création d’AgroLeague en 2017. À l’époque, un agronome était venu faire une visite sur la ferme pour connaître les membres. On peut dire que je fais partie des membres « historiques » d’AgroLeague. J’ai eu l’occasion de voir toute l’évolution depuis le début.

À cette époque, c’était le début de la démocratisation de l’Agriculture de Conservation : les grandes personnalités étaient très présentes et faisaient des formations. En parallèle, AgroLeague avait lancé les podcasts, les formations et les réunions téléphoniques. Anthony Frison (agriculteur, agronome de la League) était présent aussi, c’était rassurant.

En réalité, j’ai commencé ma réflexion sur l’ACS pendant ma licence. Je suivais de près Lucien Seguy, Sarah Singla, Hubert Charpentier : ça nous aidait énormément. C’est 5 années plus tard, en 2016 que J’ai démarré ma conversion à l’ACS.

La transition n’a pas été évidente : on a subi 4 années très difficiles. Nous, on a des sables sableux : qui sont réputés pour être faciles à passer en agriculture de conservation, mais ça n’a pas été notre cas.

On n’a pas eu que des réussites sur la ferme, mais on n’a jamais cessé d’y croire.

S’inspirer d’autres agriculteurs pour mieux avancer

La communauté en ligne permet de suivre les retours d’agriculteurs qui sont plus avancés que nous. D’ailleurs j’échange directement avec certains membres comme Émeric Saboureau et Christian Vaast, c’est super de pouvoir échanger avec ces agriculteurs.

L’application, permet d’avoir des réponses à mes questions: le fonctionnement est top, je pose mes questions à l’équipe directement. D’ailleurs je trouve que le suivi fait par la League, les échanges sont amplement suffisants.

Les analyses de sol et de sève aussi sont intéressantes : on prend de la hauteur face aux résultats des analyses et les interprétations pour les remettre dans le contexte, c’est super. Les analyses permettent de détecter les carences et in fine de mettre en place un plan d’action pour y remédier.

Le groupe permet de m’améliorer en continu

Si je peux dire quelque chose : c’est qu’avec AgroLeague, on ne s’est pas planté. Le groupe me permet vraiment de limiter les erreurs.

La League m’a vraiment aidé pour le suivi de mes cultures. Après, j’ai conscience que plus j’investis du temps pour celles-ci, mieux mes cultures se porteront.

Mon but, c’est de faire plus avec moins : moins de charges, plus de production.

Je souhaite aussi continuer à apprendre et à me former, c’est ce qui rend mon boulot passionnant.

Je fais ce métier par passion, pour m'occuper du vivant et accompagner la terre et les animaux. C'est ce qui me donne envie de me lever le matin.

L’Agriculture de conservation, avenir de l’agriculture

L’agriculture de Conservation, je pense que c’est l’agriculture qui fonctionne : il faut juste prendre le temps de faire la transition, d’y aller à son rythme. C’est comme ça que les agris y arriveront, et je pense que l’avenir est là.

On voit arriver les choses au jour le jour : c’est le propre de l’agriculture de gérer les enchaînements : c’est à nous de tirer notre épingle du jeu : l’ACS c’est une bonne solution pour y arriver. La clé de la performance pour moi, c’est de remettre les sols en route.

Baptiste Dumoulin, membre de la première heure installé dans la Drôme

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